Salut l'ami François!
Par Jacques Bensimon, Vice-président exécutif
et Directeur de l'exploitation de la Fondation de télévision
de Banff
Tu
termines ton mandat à Téléfilm! Le fait que
tu sois fêté de façon aussi enthousiaste à
Montréal comme à Banff est, certes, une confirmation
du succès avec lequel tu t'es départi de tes tâches!
C'est là le témoignage d'une industrie qui dans sa
diversité veut reconnaître ton travail!
Ces années à Téléfilm ne furent pas
sans controverses mais comment en serait-il autrement quand on est
au service du monde de la création? On dit que les écrits
restent; dans ton cas, tous ces films, ces émissions qui
nous ont fait vibrer parleront encore en ton nom!
Alors que les discours et reconnaissances officielles fusent de
partout, je voulais apporter un témoignage personnel à
un ami de longue date.
Notre première rencontre a eu lieu un été
dans les années 60, autour d'un micro : celui de CKAC à
Montréal. À cette époque, le jeune étudiant
en Cinéma que j'étais, était interviewé
par le jeune Macerola, étudiant en Droit.
Quelques années plus tard, je terminais à l'ONF un
film sur l'industrie du Rock'n'roll, alors que tu t'assurais avec
ton équipe de sa distribution. Puis toujours à l'ONF,
tu fus nommé directeur du programme français et c'est
à cette époque que j'intégrais moi-même
cette équipe.
Au moment ou tu fus muté au poste de commissaire, je faisais
partie du noyau de personnes qui a contribué à mettre
en place le plan quinquennal que nous avons conçu avec toi.
J'ai quitté l'ONF, tu y es resté. Je suis devenu
diffuseur, tu as fait un tour dans le privé, puis à
Téléfilm et même en politique active. Mais comme
toujours, au nom de notre amitié, nous nous sommes assurés
de trouver des moments de répit pour faire le point sur nos
vies, nos familles, nos amis.
Tu termines à Téléfilm alors que je reprends
le chemin de l'ONF. Cela marquera un épisode dans notre long
parcours, mais à la base, ce qui marque sans doute notre
cheminement, c'est que nous sommes tous deux ces fils d'immigrants,
l'Italien et le Marocain, qui ont œuvré en commun pour l'affirmation
d'une culture d'ici accessible à tous.
Alors l'ami François, en mon nom et en celui de toute l'équipe
de Banff, nous te remercions pour ton dévouement à
la création, à une institution qui, sous ta direction,
nous a donné des œuvres importantes.
Ciao bello, et au plaisir de te revoir à Montréal
pour continuer à refaire le monde!
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