Le marché américain est-il si difficile à
pénétrer?
Understanding America
Cette séance plénière sur le marché
américain du documentaire réunissait trois cadres
supérieurs de chaînes de télévision américaines
- Toni Egger, directrice de contenu 'Santé' pour Discovery;
Bill Harris, vice-président de la production chez A&E;
Charles Schuerhoff, directeur général, CS Associates
- et deux cadres canadiens : David Lint, président-directeur
général de Cinenova Productions et Andy Thomson, vice-président
exécutif de la production, Alliance-Atlantis Communications.
C'est Ted Riley, président de la distribution de Alliance
Atlantis Comunications qui présidait cette séance
commanditée par le Ministère du patrimoine canadien.
Après avoir mentionné que les États-Unis étaient
la mecque des documentaires, Ted Riley a rapidement rappelé
qu'Alliance Atlantis produisait des émissions pour les États-Unis,
mais co-produisait également certaines émissions.
Le marché américain traversant actuellement une année
difficile et les chaînes ne pouvant pas se permettre de prendre
de risques, les budgets ont été réduits et
on semble préférer dépenser plus d'argent sur
un plus grand nombre d'émissions plutôt que des millions
de dollars sur une seule production.
Toni Egger, de Discovery a ensuite pris la parole afin de préciser
qu'en ce qui concernait les émissions 'Santé', le
marché international s'éloignait des séries
et se rapprochait de plus en plus des émissions spéciales
qui permettent plus de souplesse dans les horaires. La question
suivante s'adressait à Bill Harris, à savoir si les
producteurs américains créaient les tendances sur
le marché ou si celles-ci venaient de l'extérieur.
La réponse ne pouvait être plus claire : beaucoup d'idées
viennent de l'extérieur, particulièrement du Royaume-Uni
(Survivor, Who Wants to be a Millionnaire, etc.).
Le sujet qui a rallié les participants a été
celui de l'internet pour lequel ils se sont montrés sceptiques,
surtout après les résultats décevants du phénomène
'dot.com'. Les sites web devaient servir à diriger les personnes
vers l'émission, mais étant donné les lacunes
en technologie dans ce domaine, les résultats n'ont pas été
probants. Le rôle de l'interactivité dans le documentaire
sera traité au cas par cas.
Tous se sont entendus, cependant, pour affirmer que le marché
américain était ouvert aux émissions canadiennes,
mais que celles-ci devaient être extrêmement ciblées,
avoir un titre accrocheur et surtout un contenu visant une clientèle
particulière.
|